En août, nous vous annoncions l’ouverture prochaine des Négociations annuelles obligatoires.
Septembre est arrivé. Les réunions aussi.
Cette fois, on entre dans le concret. Pour la CFDT, deux axes doivent guider la négociation : les salaires et le pouvoir d’achat, pour répondre aux réalités d’aujourd’hui, et la sécurisation de l’avenir, pour permettre aux salariés de se projeter dans la durée.
Salaires et pouvoir d’achat : regarder ce qui reste vraiment à la fin du mois
La rémunération reste évidemment au cœur des négociations.
Mais parler salaire ne consiste pas uniquement à regarder un pourcentage d’augmentation sur une ligne de présentation.
Ce qui compte pour les salariés, c’est ce que leur rémunération leur permet réellement de faire : se loger, se déplacer, se nourrir, faire face aux dépenses courantes et, idéalement, avoir encore un peu de marge une fois tout cela payé.
Pour la CFDT, les discussions doivent donc porter sur des mesures qui produisent un effet concret et durable sur le pouvoir d’achat.
Les dispositifs ponctuels peuvent avoir leur utilité. Ils ne remplacent pas pour autant une progression pérenne de la rémunération.
Un versement exceptionnel fait toujours plaisir.
Une augmentation qui reste sur la fiche de paie le mois suivant aussi.
Reconnaître les responsabilités réellement exercées
La question salariale est aussi liée à la reconnaissance du travail réellement exercé. Les métiers évoluent, les compétences aussi, parfois les responsabilités avec. La négociation doit donc pouvoir regarder l’écart entre le poste affiché et le travail réellement réalisé.
Pour la CFDT, cette reconnaissance doit être concrète, lisible et cohérente.
Parce qu’un « merci pour ton engagement » est toujours agréable.
Mais il reste assez difficile à présenter à sa banque.
Sécuriser l’avenir : pouvoir se projeter dans l’entreprise
Le salaire répond à une question immédiate : comment vivre correctement aujourd’hui ? Mais une négociation sociale doit aussi répondre à une autre : comment se projeter demain ?
Pour la CFDT, sécuriser l’avenir signifie rendre les parcours plus lisibles, développer les compétences, reconnaître l’expérience acquise et donner de vraies perspectives d’évolution.
Égalité professionnelle : sécuriser les parcours pour tous
L’égalité professionnelle fait partie de cette sécurisation. Il faut pouvoir regarder les écarts lorsqu’ils existent, comprendre leur origine et vérifier les mesures mises en place pour les réduire, notamment sur la rémunération, la formation, l’accès aux responsabilités et l’évolution.
Parce qu’en matière d’égalité, l’intention est importante.
Le résultat l’est encore davantage.
Évolution professionnelle : rendre les règles du jeu plus lisibles
« Comment puis-je évoluer ? » La question paraît simple. La réponse ne l’est pas toujours.
La CFDT souhaite des parcours plus lisibles : savoir quelles compétences sont attendues, quelles étapes permettent de progresser et sur quels critères les décisions sont prises. Sécuriser l’avenir, c’est aussi permettre aux salariés d’anticiper les évolutions des métiers plutôt que de les subir.
Des négociations qui doivent produire quelque chose
Une NAO comporte nécessairement des réunions, des documents, des propositions, des contre-propositions et quelques PowerPoint.
C’est le principe.
Mais le nombre de réunions n’a jamais constitué, à lui seul, un indicateur de réussite sociale.
À la fin de cette séquence, la question sera beaucoup plus simple : qu’est-ce qui aura réellement changé pour les salariés ?
Pour la CFDT, une négociation utile doit aboutir à des mesures identifiables, compréhensibles et mesurables.
Toutes les revendications ne seront évidemment pas obtenues. Négocier suppose des discussions et des arbitrages.
Mais négocier ne signifie pas non plus simplement prendre connaissance de décisions déjà arrêtées.
Porter les réalités du terrain
Une négociation n’a de sens que si elle part de ce que vivent réellement les salariés.
La CFDT travaille pour le collectif. Cela signifie écouter les situations individuelles, repérer ce qu’elles révèlent de plus large et porter des revendications qui puissent améliorer concrètement la situation du plus grand nombre.
L’objectif n’est pas d’empiler les demandes. Il est de défendre celles qui ont un effet utile, durable et collectif.
Septembre ouvre les discussions. Le résultat viendra après.
Les premières réunions permettront de connaître les propositions de l’Entreprise et de confronter les positions.
La CFDT abordera cette négociation avec une ligne simple : améliorer concrètement le quotidien sans perdre de vue demain.
D’un côté, les salaires et le pouvoir d’achat. De l’autre, la capacité à construire un parcours, faire reconnaître ses compétences et sécuriser son avenir professionnel.
Les NAO commencent. Maintenant, voyons ce qu’elles permettront réellement d’obtenir pour le collectif.
2026 negotiations: now we get to the substance
In August, we announced that the annual mandatory negotiations were about to begin.
September is here. So are the meetings.
This is where things become concrete. For the CFDT, two priorities should shape the negotiations: pay and purchasing power, to address employees’ realities today, and greater security for the future, so that people can plan ahead with more confidence.
Pay and purchasing power: what really remains at the end of the month
Pay is, of course, at the heart of the negotiations.
But discussing pay is not simply about looking at an increase percentage on a presentation slide.
What matters is what employees’ pay actually allows them to do: cover housing, travel, food and everyday costs and, ideally, still have some room left once everything has been paid.
For the CFDT, the discussions must therefore focus on measures that have a real and lasting impact on purchasing power.
One-off measures can be useful. They do not replace sustainable pay progression.
A one-off payment is always welcome.
An increase that is still on the payslip the following month is welcome too.
Recognising the responsibilities people actually carry
Pay is also linked to recognising the work people genuinely do. Roles evolve, skills develop and responsibilities can grow with them. The negotiations should therefore also look at any gap between the role on paper and the work actually being carried out.
For the CFDT, recognition needs to be concrete, clear and consistent.
Because “thank you for your commitment” is always appreciated.
It is just rather difficult to show it to the bank.
Securing the future: being able to plan ahead within the company
Pay answers an immediate question: how do I live properly today? But social negotiations must also address another one: how do I plan for tomorrow?
For the CFDT, greater security for the future means clearer career paths, opportunities to develop skills, proper recognition of experience and genuine prospects for progression.
Equality at work: securing opportunities for everyone
Equality at work is part of that long-term security. Where gaps exist, they need to be identified, understood and addressed, particularly in relation to pay, training, access to responsibility and career progression.
Intentions matter.
Results matter even more.
Career progression: making the rules clearer
“How can I progress?” sounds like a simple question. The answer is not always as simple.
The CFDT wants clearer career paths: employees should know which skills are expected, what steps are needed to move forward and which criteria are used when decisions are made. Securing the future also means helping employees anticipate changes in roles and professions rather than simply having to absorb them.
Negotiations need to produce something
Annual negotiations inevitably involve meetings, documents, proposals, counter-proposals and a few PowerPoint decks.
That is part of the process.
But the number of meetings has never, by itself, been a measure of successful social dialogue.
At the end of the process, the question will be much simpler: what has actually changed for employees?
For the CFDT, useful negotiations should lead to measures that are identifiable, understandable and measurable.
Not every demand will be achieved. Negotiation involves discussion and compromise.
But negotiation should not simply mean being informed of decisions that have already been made.
Bringing workplace realities into the room
Negotiations only make sense if they start from what employees actually experience.
The CFDT works for the collective. That means listening to individual situations, identifying the wider issues they reveal and turning them into demands that can improve conditions for the greatest number of employees.
The aim is not to pile up requests. It is to defend those that can have a useful, lasting and collective impact.
September opens the discussions. The result comes later.
The first meetings will show what the Company is proposing and where positions differ.
The CFDT will approach these negotiations with a simple line: improve everyday life without losing sight of tomorrow.
On one side, pay and purchasing power. On the other, the ability to build a career, have skills recognised and secure a more stable professional future.The negotiations are starting. Now we will see what they can actually deliver for employees collectively.